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«Le féminisme est un combat nécessaire»

Le maire

Depuis le droit de vote en 1944, la cause des droits des femmes continue d'avancer en France mais rien n'est acquis et, contrairement à ce que l'on entend encore, il reste à beaucoup à conquérir en matière d'égalité femmes-hommes.

Les droits des femmes, lutte pour l'égalité entre tous, sont au centre de l'engagement politique du maire.


Quelle place l'égalité de droits des femmes occupe-t-elle dans votre engagement politique ?

Dominique Lesparre : J'ai toujours lutté pour l'émancipation et l'égalité entre tous aussi cette question est-elle importante à mes yeux. Le droit de vote, la loi Veil en 1974 pour légaliser l'avortement, puis pris en charge par la Sécurité sociale à partir de 1981, les lois récentes sur l'égalité salariale ou devant la parentalité, des progrès ont été faits. Je rappelle d'ailleurs que la loi Veil est passée grâce au vote des communistes et des socialistes, pourtant alors dans l'opposition. Quand on voit la position sur le sujet de certains candidats à l'élection présidentielle, on peut légitimement s'inquiéter. Au-delà du droit à disposer de son corps qui est fondamental, il faut rappeler que ce sont elles, en très large majorité, qui subissent le travail à temps partiel et la précarité économique, qui composent les familles monoparentales dans la difficulté, et que, à compétences égales, elles gagnent 20 % de moins que les hommes. Et je n'oublie pas qu'elles assurent la très grande majorité des tâches ménagères et du temps passé à s'occuper des enfants.

Sur ces questions de travail, où en est la ville de Bezons ?

D. L. : Comme dans toutes les mairies, les femmes sont majoritaires dans notre effectif. Mais ce qui est à souligner, c'est qu'elles sont présentes à tous les niveaux de hiérarchie. 60 % des postes de la direction générale sont occupés par des femmes. Nous avons instauré un salaire minimum net à 1 400 euros nets par mois ce qui évite toute différence et profite majoritairement à des agents féminins. Sur le plan personnel, le centre municipal de santé propose depuis quelques semaines une interruption volontaire de grossesse médicamenteuse dans les meilleures conditions. C'est une avancée importante pour les Bezonnaises, et j'en suis fier.

Le 8 mars, c'est la journée internationale des droits des femmes. Comment regardez-vous le contexte mondial pour elles ?

D. L. : Les décrets de Trump aux États-Unis donnant un droit de regard aux maris sur le corps de leur épouse, la dépénalisation des violences domestiques en Russie, mais aussi chez nous le harcèlement de rue, la « manif pour tous » et partout le viol, les mouvements soit-disant « pro-vie », les assassinats juste parce que les victimes sont des femmes (féminicides), je dois avouer que le contexte international paraît bien sombre pour les femmes. Mais on ne doit pas se résigner. À l'occasion du 8 mars, mais aussi tous les jours, il faut une prise de conscience que la société se portera mieux dès lors qu'existera une véritable égalité de droits et de choix entres femmes et hommes. Pour cela, il faut une volonté et des politiques publiques pour faire avancer les choses. Pour demain, il faut éduquer la jeunesse en ce sens, il faut qu'elle s'imprègne de cette cause. Et pour aujourd'hui, il faut résister : c'est le combat de chacun. Chaque jour.

Propos recueillis par Olivier Ruiz

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