Une étude sur la desserte ADSL de la ville
Une étude, commandée par la ville, dresse un état des lieux de la desserte ADSL sur le territoire communal.
Des Bezonnais expriment régulièrement
auprès de la ville leurs difficultés à disposer d’une
connexion ADSL de qualité. Une étude, commandée par la ville, a
dressé un état des lieux de la desserte ADSL du territoire.
L’éloignement de l’abonné par rapport au central
téléphonique est la cause principale de la faiblesse du débit des
connexions ADSL. Or, il s’avère que la plupart des Bezonnais
sont connectés à des centraux téléphoniques éloignés de leur
domicile. D’une part, Bezons ne dispose pas de central sur
son territoire. Quatre centraux téléphoniques couvrent Bezons (voir la photographie aérienne
ci-dessous), l’un est situé à Sartrouville, un autre à
Houilles et deux à Argenteuil. D’autre part, les
raccordements se faisaient historiquement uniquement par
département. Bezons, étant à la limite du Val-d’Oise, 90 %
des Bezonnais sont raccordés à l’un des deux centraux
argenteuillais, ce qui ne correspond pas forcément au central le
plus proche de leur domicile. De plus, un nouvel abonné à France
Telecom se verra allouer la ligne du précédent occupant de son
logement, ce qui ne garantit pas un raccordement au central le plus
proche. Seuls les raccordements de lignes nouvelles, qui
correspondent à des logements récents, s’effectuent
théoriquement auprès du central téléphonique le plus proche.
La carte ci-jointe représente, secteur par secteur, le débit moyen
ADSL. 46 % des Bezonnais ne peuvent prétendre qu’à un débit
de 512 kilobits par seconde...
Ce débit est insuffisant pour bénéficier d'un accès à la
téléphonie et à la télévision.
Les quatre centraux téléphoniques couvrant
Bezons
(l’un est situé à Sartrouville, un autre à Houilles et deux
à Argenteuil)
Une seconde étude
stratégique
En 2007, la ville a commandé une seconde
étude, en vue de mettre au point une stratégie d'amélioration de la
couverture numérique de la commune. Après avoir étudié les
différentes pistes techniques, dont celle de la fibre optique sur
laquelle la ville fondait quelques espoirs d'amélioration, l'étude
préconise finalement de se recentrer sur la concession cable de la
commune, gérée par Numéricable. Cela semble être la seule voie
d'évolution possible pour une meilleure desserte. En effet, la
technologie ADSL arrive en fin de vie, les technologies dites
"FTTH" (fiber to the home, ou fibre jusqu'à l'abonné) sont
aujourd'hui l'avenir des télécoms, mais elles seront longues à
déployer et créeront encore plus d'inégalités entre les
territoires. A Bezons, l'infrastructure cablée n'est pas de type
fibre à l'abonné, mais une partie du réseau Numéricable est déjà de
type câble. Reste à convaincre l'opérateur à étendre le réseau sur
le territoire Bezonnais pour atteindre le taux de couverture
maximal et envisager petit à petit une migration vers la
technologie FTTH. Les élus s'y attèlent, secondés par le SIPPEREC, le syndicat intercommunal
auquel la commune a délégué la gestion du réseau cablé, avec 86
villes d'Ile de France.