Avec
son premier long métrage de fiction, Sébastien Jaudeau signe une
oeuvre déroutante. Libérant bien des tabous véhiculés par notre
société, le film, dérangeant et bouleversant, montre avec finesse
la complexité, voire la perversité des rapports humains, les
relations confuses, parfois inavouées, que nous entretenons avec
notre propre corps, notre sexualité, notre difficulté à accepter
notre animalité. Notre part animale.
Pari osé pour un jeune metteur en scène, mais prise de risque
volontaire. Sébastien Jaudeau assume d’enfanter
d’une oeuvre située à mille lieues d’un cinéma attendu,
conventionnel et consensuel. En nous parlant de nous, si loin, si
proches, en nous donnant à observer en parallèle ces êtres vivants,
en chair et en os, que sont l’homme et l’animal, La
part animale nous effraie, nous ravit, nous émeut. Des sentiments
contrastés pour un film tout en nuances.
A 20 h 30 aux Ecrans-Eluard
62, Maurice-Berteaux
Tél. : 01 34 10 20 60