ANRU : Le renouveau du quartier des Bords de Seine
Le quartier des Bords de Seine va connaître des transformations importantes en matière de logement, de travaux publics et de transports en commun. Voici le visage futur du quartier.
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Trois axes forts dominent le projet
de rénovation du quartier : mixité des fonctions urbaines
(logements, loisirs, bureaux, commerces...), réaménagement de
l’espace public autour des transports en commun et
circulations douces. Le plan masse présenté ici trace les grandes
lignes du projet à l’entrée de la ville.
Ce futur nouveau quartier des Bords de Seine comprendra un hôtel,
67 000m2 de bureaux, quelque 500 logements nouveaux et 3 700m2 de
commerces en rez-de-chaussée. De part et d’autre du pont, la
base ou parc de loisirs s’étendra sur 3 ou 4 hectares. Cette
dernière sera un espace paysager très polyvalent. Toutes les
fonctions de la ville se croiseront, s’entremêleront donc
ici. Une ZUS de près de 27 hectares en tout.
Deux mails paysagers à l’entrée de Bezons Autour de la
station de tramway qui emprunte le milieu des axes routiers actuels
(RD392) et des transports en commun, c’est tout
l’espace public qui sera réaménagé. De chaque côté du tram
viendront se côtoyer deux voies de bus (les passagers changeront de
mode de transport de quai à quai), deux voies de circulation
automobile puis les pistes cyclables et enfin les chemins
piétons.
Cliquez sur le plan pour l’agrandir
A pied ou en vélo, les trajets ne
seront pas seulement sécurisés, notamment au niveau du
franchissement des boulevards urbains, ils seront aussi plus
agréables. En effet, deux mails paysagers viendront verdir
l’entrée de Bezons. À l’est, les espaces verts
remonteront vers la Grâce-de- Dieu, au-delà
de la station de tramway. Ils ne seront pas seulement des lieux de
passage mais aussi d’animation avec la création de placettes
(une de chaque côté du terminus du tram). Ces liaisons douces
seront prolongées à travers le Colombier qui s’ouvrira ainsi
au reste de la ville. À l’ouest, derrière les îlots de
bureau, un second mail paysager et un cours urbain permettront à la
fois d’accéder à la base de loisirs et de relier directement
le lycée Ronceray aux transports en commun. Par ailleurs, des
plantations d’arbres et de fleurs devraient également envahir
les coeurs d’îlots privatifs ou publics comme le square
Desmoulins ou au Colombier.
Les Bords de Seine devraient ainsi trouver un visage entièrement
renouvelé et équilibré.
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En chiffres
1140 logements
- >>61% de locatifs sociaux
700 logements répartis entre 4 bâilleurs : OPIAB, OPIEVOY,
Logirep, Moulin Vert.
- >> 39% en accession
Soit 440 logements privés dont 4 copropriétés de 367
logements.
3200 habitants
- >> Un grand nombre de chômeurs, 20% de population
étrangère, bien davantage si l’on va au-delà de la première
génération.
- >>78% sans le Bac, 70% d’ouvriers et
d’employés.
90000 véhicules par jour engendrant des nuisances de grande
ampleur et une importante coupure urbaine, des liaisons
inter-quartiers difficiles, bruit, insécurité importée.
- Un environnement
dévalorisé, marqué par l’omniprésence de la voiture et
qui tend à en exclure les piétons.
- Une insuffisance
cruciale de transports en commun.
Une population qui souffre
- Le revenu moyen est parmi les plus faibles du département : 7855
€ en 2004.
- 46% des foyers fiscaux ne sont pas imposables à l’IRPP et
la moyenne des impôts est de 1665 € contre 2628 € dans le
95.
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L’enjeu social
Les
démolitions seront associées par la reconstitution d’une
offre de logements qui permettra aux habitants concernés,
s’ils le souhaitent, de se retrouver sur le quartier avec un
loyer accessible à leurs revenus. Dans
ce contexte la règle du 1 pour 1 est respectée. Dans ce secteur qui est assez peu dense, la volonté
de l’Etat est d’accueillir, avec la proximité du T2,
plus de logements tout en favorisant la mixité sociale.
Une offre de foncier disponible, maîtrisée
par la ville, permet de construire avant de démolir. C’est un
atout de l’opération.
Faire de la
qualité urbaine et environnementale la nouvelle identité du
quartier
Cet objectif
pourra être atteint à partir d’un travail sur les espaces
publics, l’environnement en retissant un lien véritable entre
la ville, le quartier et la Seine.
Aérer l’Ilot du Colombier et favoriser
la vie collective.
Avec la constitution de plusieurs grands
mails piétons intégrant la gare du tram et permettant de cheminer
vers la Seine.
Marquer fortement et qualitativement son
aménagement avec un espace de loisirs de 3 hectares.
Avec la démolition de la passerelle
enjambant la 392 et la future gare de tram pour ramener au sol les
circulations piétonnes et renforcer l’unité du
quartier.
Cela suppose également la démolition du
parking silo et sa reconstitution en souterrain.
Avec ces différentes dispositions nous avons
là une intervention urbaine extrêmement forte indispensable à
l’évolution du quartier. La
dimension HQE sera également recherchée pour les constructions
nouvelles.
Prendre
résolument le parti pris des transports en commun et des
circulations douces
- Définition
de nouvelles répartitions de l’espace public entre les
voitures et les circulations douces.
- Mise en place d’une politique plus
stricte de stationnement.
- Favoriser les traversées piétonnes( cette
réflexion a été inscrite dans le Schéma de
déplacement).
Développer le potentiel d’emploi et
favoriser le développement économique
Cet aspect
constitue le complément indispensable au volet social et
urbain.
Il est envisagé d’importantes
réalisations : 64.000 m2 de bureaux et 3.500 m2 de
commerces.
Mettre à
disposition de la population des équipements publics de
qualité
- Une maison de la Petite enfance comprenant
une crèche et une halte-garderie, un réseau d’aide
d’assistantes maternelles.
- Un centre social.
- Une école (remodelage de la carte
scolaire).
- Un centre aéré.
Une
démarche de démocratie participative
Elle doit continuer d’associer les
habitants, les élus et les partenaires institutionnels. Cette
démarche exigeante est la clé de la réussite de ce projet.
Celui-ci devra permettre de mieux faire face
aux enjeux de sécurité publique dans le quartier.
Ce projet n’est viable
financièrement sans un engagement à la hauteur des
enjeux
Les actions menées dans le cadre du seul
contrat de ville ne peuvent pas non plus permettre de surmonter
radicalement la situation. L’opération est estimée à 96.800.000 €
HT. Les réponses aux enjeux de l’opération de rénovation
urbaine de la Tête-de-Pont du fait de leur ampleur et des
financements qu’ils supposent ne sont pas accessibles à la
seule ville de Bezons, dont la situation est déjà
tendue.
La commune apporte 7.500.000 € ce qui
suppose un grand effort de gestion. L’ANRU est sollicitée pour 20.000.000 €
soit 20% seulement du budget total. Sans la bonification dont l’ANRU est
porteuse, le quartier ne peut effectuer sa mutation et atteindre
les objectifs de la politique de la Ville en termes de qualité
urbaine, de diversité sociale et de respect des habitants.
Ces aides sont attendues sur des aspects
particuliers de l’opération
- Démolition / reconstruction.
- Création des espaces publics de
liaisons.
- Sécurisation des cheminements et des
itinéraires de circulation douce.
- Création des espaces publics de qualité en
cœur d’îlots.
- Création du parc d’entrée du
quartier.
- Création d’équipements.
Les
aménagements liés au tramway, à la voirie départementale ou les
immeubles voués aux activités ne sont pas concernés par cette
demande. Ainsi conçue dans une
approche d’ensemble très significative, l’opération ne
manquera pas d’avoir de plus un effet levier portant sur le
restant de la commune ce qui, conjugué à l’arrivée du
tramway, doit lui permettre un nouveau départ.