Le conseil municipal se prononçait, avec une motion,
contre l’accord général sur le commerce des services (AGCS),
un accord qui permet notamment de mettre en concurrence les
services du public avec le secteur du privé et qui selon le maire
"vise à privatiser au maximum les
services publics. Ainsi, les services rendus par les collectivités,
par l’État, ou encore par des associations dans un cadre de
service public, pourront être privatisés et soumis aux règles de la
"marchandisation". Cette
privatisation est déjà largement enclenchée dans des secteurs comme
la culture, la santé, la distribution du courrier et celle de
l’énergie, et pourrait aussi s’appliquer à
l’éducation. Privatiser tout ce qui est rentable dans
l’économie, y compris l’économie publique, est un
véritable enjeu pour les forces capitalistes."
Le samedi 21 octobre 2006, la position de Bezons est affirmée par la pose de panneaux "Ville hors AGCS, et pour la défense du service public". De plus, la ville fait le choix du service public et des services municipaux, que ce soit pour la restauration communale ou l’entretien de la voirie. Rares sont les services concédés au secteur privé. Des services rendus à la population fonctionnent dans le cadre intercommunal, par le biais de syndicats, comme Azur. Ils dépendent du service public et sont régis par la comptabilité publique et les règles du service public. |
Les effets de l’AGCS à
Bezons
Le conseil municipal a adopté des délibérations s’opposant à la privatisation d’EDF et de GDF et une motion a été adoptée par le conseil municipal, le 11 octobre 2006, contre les coups portés à La Poste. En effet, depuis la création de la Banque postale, La Poste est menacée par la séparation des services financiers et de distribution du courrier. Le service du courrier est livré au privé, sauf dans sa partie la moins rentable. À Bezons, La Poste ferme son bureau principal, le midi. Les agences postales de la Tête-de-Pont et du Grand-Cerf pourraient connaître quelques soucis. Les postes laissés vacants lors de départs à la retraite ne sont pas remplacés. Et, dans le meilleur des cas, le même nombre d’agents aura à assurer de nouveaux services, sans agents supplémentaires. Il en va de même à l’Éducation nationale, à la Caisse d’allocations familiales ou à la Trésorerie principale. |
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