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Portrait : Nadège Jolivet, une Bezonnaise en piste en scène

Rencontre

Passionnée de biathlon et de triathlon, Nadège Jolivet, à 68 ans, monte toujours sur les podiums ! Rien ne freine son goût de l’effort, son envie de s’engager pour les autres ni celle d’apprendre de nouvelles choses, comme le piano à l’École municipale de musique. Rencontre.

Portrait paru dans le Bezons Infos n°430 de décembre 2021 - Propos recueillis par Dominique Laurent.

Nadège Jolivet aime le sport depuis l’enfance. « Je m’amuse. Je me sens bien. Mon corps me dit merci ». La Bezonnaise a gravi trois fois les podiums du championnat d’Europe de pentathlon moderne à Barcelone, en septembre dernier. Cette passionnée est aussi membre du bureau de son club, le Racing Multisport Athlon et s’est engagée auprès du Centre communal d’action sociale (CCAS) de Bezons.

À 68 ans, cette retraitée, à la silhouette fluide sculptée par le sport, n’a pas rompu avec une vie très active. Apprendre des choses nouvelles ne l’inquiète pas, bien au contraire. « J’ai appris à nager le crawl au mois de juin. Je ne nageais pas assez vite dans les épreuves de natation » explique-t-elle en riant. Nadège a découvert ces disciplines sur le tard, après la pratique de la course à pied voilà une quinzaine d’années. « J’avais un travail sédentaire et besoin de me dépenser. » Même chose pour le tir, dans le cadre des épreuves de LaserRun. « En compétition il faut gérer ses émotions. En avançant en âge, on tremble plus facilement. Le tir est un très bon exercice, un nouvel apprentissage de soi-même. » Apprendre, sans cesse Aussitôt à la retraite, la Bezonnaise a aussi réalisé un rêve d’enfant, en étudiant le piano à l’École municipale de musique et de danse. « Faire ses gammes est fastidieux, concède-t-elle. Mais aujourd’hui je trouve du plaisir dans l’interprétation. Je ne lâche pas un morceau tant que je ne l’ai pas exécuté entièrement avec satisfaction. Il n’y a de plaisir que dans l’aboutissement du travail bien fait. » L’effort rythme sa vie depuis son enfance. Pour aller et revenir de l’école, dans la Somme, où ses parents cultivaient la terre, elle marchait ou pédalait 12 kilomètres chaque jour. « Les enfants qui ne connaissent pas l’effort physique ne connaissent pas non plus les récompenses personnelles de l’effort physique. » Gymnaste à l’adolescence, elle a intégré l’INSEP, l’institut national du sport, de l’expertise et de la performance. Nadège aime
gagner. Il n’empêche.

« Gagner ne veut pas forcément dire être premier. C’est aussi gagner l’estime de soi et améliorer sa condition physique. Nous sommes faits pour marcher et courir. La performance n’a de sens que si c’est pour se faire du bien. » La Bezonnaise « regrette que la France ne développe pas plus le sport de haut niveau, même si l’essentiel, c’est plutôt le sport pour tout le monde. » C’est d’ailleurs l’une de ses motivations en s’engageant aux côtés du CCAS : trouver le moyen de mettre en mouvement les seniors inactifs. « Je n’aime pas les gens qui jettent la suspicion sur les autres gratuitement ou qui les font travailler à leur place. » Nadège Jolivet, retraitée, ne prise pas plus les jérémiades des inactifs critiques de service. « Si on est critique, il faut être également autocritique. Qu’est-ce qui me permet d’exiger quelque chose si, de mon côté, je ne fais rien ? » Et, toujours, elle pose à tous, elle y compris, la même question : « si tu veux que ça aille mieux, qu’est-ce que tu peux faire toi-même ? » Pour sa part, elle agit...

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