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Coeur de ville : hommage à de grandes femmes

Projets de ville

La Journée internationale des droits des femmes est l'occasion d'annoncer les noms des rues du futur Coeur de ville.

La Ville a toujours accordé une grande place aux femmes dans l'espace public : l'espace Elsa Triolet-Aragon, en l'honneur de cette résistante, première écrivaine à obtenir le Prix Goncourt, en est un récent exemple. De nombreuses rues bezonnaises portent également le nom de femme ayant marqué l'Histoire : Dulcie September, Danielle Casanova, Danielle Mitterrand... Tout comme certains équipements publics dont le centre social Rosa-Parks et l'école Angela-Davis en sont des exemples.

Fin 2020, quand les travaux du Coeur de ville toucheront à leur fin, la Ville mettra à l'honneur cinq autres femmes en attribuant leur nom aux futures rues.

Olympe de Gouges (1748 - 1793)

Considérée comme l'une des pionnières du féminisme en France, Marie Gouze, dites Olympe de Gouge, a rédigé en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, dans laquelle elle clame l'égalité des droits civils et politiques des deux sexes. Celle qui avait affirmé dans ce texte que, si une "femme a le droit de monter sur l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune", sera condamnée à la guillotine en 1793 pour ses prises de position contre le régime en place.

Frida Kahlo (1907 - 1954)

Artiste-peintre mexicaine, Frida Kahlo a toujours affiché ouvertement sa liberté de femme moderne et indépendante, dans un pays catholique et conservateur. Destinée à une carrière mdicale - l'une des rares femmes admises à l'école de médecine pour l'époque - elle est contrainte d'abandonner ses études pars un grave accident. Elle se consacrera à la peinture et n'aura de cesse de lutter pour la cause des femmes et les plus démunis à travers son art et ses combats communistes. Soixante-cinq ans après sa mort, elle continue d'incarner le féminisme.

Simone de Beauvoir (1908 - 1986)

Femme de lettres et lauréate du Prix Goncourt en 1954, Simone de Beauvoir a toujours défendu les idées de liberté et d'autonomie des individus, en particulier des femmes. Dans son ouvrage le plus célèbre, Le deuxième sexe, publié en 1949, la philosophe y évoque notamment la condition féminine, l'avortement, considéré comme un crime à l'époque. Aux côtés de Gisèle Halimi, elle fonde, en 1971, le mouvement "Choisir la cause des femmes", dont le rôle sera déterminant dans la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). En 2008, le Prix "Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes" est créé en l'honneur de l'écrivaine engagée.

Simone Veil (1927 - 2017)

Rescapée du camp d'extermination d'Auschwitz, Simone Veil est une figure incontournable de l'émancipation féminine. Magistrate, ministre à plusieurs reprises (de la santé, puis des affaires sociales), présidente du Parlement européen, Simone Veil a occupé au sein de l'administration comme en politique des postes jusque-là inaccessibles aux femmes. L'une de ses plus grandes batailles restera l'adoption en 1975, de la loi légalisant l'IVG, grâce à aux voix des parlementaires de gauche. En 2018, un an après sa mort, elle deviendra la cinquième femme à entrer au Panthéon.

Gisèle Halimi (née en 1927)

Avocate, militante et femme politique franco-tunisienne, Gisèle Halimi a notamment milité en faveur de la dépénalisation de l'avortement. Elle sera d'ailleurs la seule avocate à signer, en 1971, le Manifeste des 343, qui réclame le libre accès aux moyens de contraception et l'avortement libre. Elue à l'Assemblée nationale de 1981 à 1984, elle dépose un amendement instaurant un quota pour les femmes aux élections. Pourtant voté à la quasi-unanimité par les députés, celui-ci sera annulé par le conseil constitutionnel.

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