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Actualités

Frédéric Cubas-Glaser, artiste profondément humain

Culture

Rencontre avec l’invité d’honneur de REV'arts dans son atelier du Val-d’Oise où il réside.

Entrer dans l'atelier d’un peintre, c’est toujours un moment intime, délicatement révélateur. Celui de Frédéric Cubas-Glaser abrite des toiles parlant des  hommes, portées par les couleurs chaudes de son univers personnel. Une table de travail sur laquelle repose un croquis en cours de réalisation, un fauteuil  tacheté de peinture multicolore, une palette où s’entassent des couches de peinture, seuls témoins de sa solitude quand le peintre engage un dialogue avec la  ligne et la couleur. Pour Frédéric Cubas-Glaser, c’est l’humain qui prime. « Je fais partie de la figuration mais refondée, c’est-à-dire que la condition humaine est au coeur de ma problématique de travail. »

Un travail que le public de REV’Arts, pourra découvrir en deux temps. Une partie de ses oeuvres sera exposée à la médiathèque. Des tableaux, bien sûr, mais aussi, pour mieux comprendre son cheminement, tout le travail préparatoire du peintre avant d’arriver sur la toile : croquis, dessins, encres, gravures. « Dans ma peinture, l’acte spontané n’existe pas. Les croquis requièrent 75 % de mon temps. Ensuite, ces travaux préparatoires sont marouflés sur la toile et là, la couleur s’impose d’ellemême pour reconstruire l’ensemble. La ligne reste. La pensée initiale est refondée par la couleur. » Les visiteurs pourront  admirer des oeuvres allant de 2008 à 2015. Une période où le peintre puisait son inspiration dans l’Espagne pluriculturelle et tolérante d’Al-Andalus. Autre période, autre source d’inspiration, l’événement du 11 janvier dernier. Pour REV’Arts, Frédéric Cubas- Glaser a créé trois grandes toiles. « Des attentats (à Charlie Hebdo et épicerie Hyper Cacher), ont surgi, en réaction, trois tableaux : Liberté, égalité et fraternité. En tant que peintre, je participe activement à la société civile. »

La « patte » du maître

Dans ces dernières oeuvres, on remarque la « patte » du maître. Cette harmonie des tons, ocres jaunes, orangés transparents, verts olivâtres… Marouflage, feuilles d’or encollées puis dégradées, fonds et glacis successifs sont les principales techniques utilisées par l’artiste pour donner à cet ensemble d’oeuvres une force mystérieuse, une belle unité. Et comme toujours chez Frédéric Cubas-Glaser, pointe une touche d’humour. « Soit on choisit l’aspect dramatique de la vie. Soit on en rit et on la traite par l’absurde. J’ai choisi la seconde option. » Un artiste engagé Frédéric Cubas-Glaser ne conçoit pas REV’Arts, sans être présent sur la manifestation pour échanger avec le public. « Je souhaite partager des émotions, des questions. J’animerai aussi un débat autour de Mon musée imaginaire ». Rien d’étonnant car l’homme a fait de sa vie, un partage. « Je suis engagé profondément dans des actions d’intégration, dans l’enseignement, je m’occupe aussi d’enfants arrivant de l’étranger. » Un engagement que l’on comprend au regard de son histoire familiale. Cubas par son père, réfugié d’Espagne, Glaser par sa mère, réfugiée d’Europe de l’Est, l’artiste a été confronté à la problématique de l’intégration. Rendez-vous jusqu'à fin juin à la  rencontre de cet artiste simple, généreux et ouvert aux autres. « Je veux saisir l’intérêt du public par rapport à la couleur puis lui offrir un long
voyage. »