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Actualités

Portrait : Guillaume Beaumont, ingénieur chez Atos et... pompier volontaire !

Rencontre

Être à la fois, à Bezons, ingénieur développeur chez Atos et sapeur-pompier volontaire, c’est possible ! « Une question d’organisation », assure Guillaume Beaumont, 36 ans, qui trouve dans le service à la population un épanouissement différent de celui du travail. Rencontre.

Portrait publié dans le Bezons Infos de mai 2021 (page 13)

De l’immeuble River Ouest, où est installé le siège social d’Atos, au centre de secours, il n’y a que quelques mètres. Voilà qui tombe à pic pour Guillaume Beaumont. Ingénieur développeur et sapeur-pompier volontaire, il est l’un des 110 000 salariés employés par Atos, le leader européen du cloud, de la cybersécurité et des super calculateurs dans 73 pays.

Promu le mois dernier au grade de sapeur-pompier première classe, l’ingénieur est également l’un des 1681 volontaires du Vald’Oise. « Chez Atos, je fais un travail très varié, du web design comme du travail sur de la base de données SQL (un langage informatique de programmation NDLR) ».

De la biologie aux interventions

Du côté des pompiers, fini le travail sur écran : interventions, sport et manoeuvres sont de rigueur. Il a effectué ses premiers pas dans un VSAV (Véhicule de secours et d’assistance aux victimes) après sa formation initiale.
« J’ai, à l’origine, un diplôme en biologie. L’informatique est venue au fur et à mesure. J’ai bifurqué vers un master en bioinformatique. Il faut développer le plus de compétences possible et s’adapter. » Le SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) du Val-d’Oise attend des pompiers volontaires un goût marqué pour le travail en équipe. Et l’adhésion à des valeurs telles que le dévouement, la discipline, la discrétion, la tolérance et le respect. Guillaume, ça lui va comme un gant. « Les pompiers ont une manière de vivre et d’agir intéressante. C’est une forme d’épanouissement personnel différente du travail. Et puis, c’est dans ma nature de vouloir aider les autres ».

Guillaume Beaumont s’est longtemps mis bénévolement au service de diverses associations et organismes de solidarité, en fonction des besoins, au travers d’une plateforme numérique. En
collectant des vêtements ou de la nourriture pour les plus démunis, il a appris à concilier ses diverses activités. Devenir pompier ? « J’y songeais depuis tout jeune. Il faut être certain de pouvoir se rendre utile pour cinq ans. La formation d’un pompier implique un coût financier. »

L’année de ses 35 ans, un contact avec le centre de secours de Bezons fut décisif. « Je connais mes horaires de travail chez Atos pendant lesquels je ne peux être appelé. Je donne mes disponibilités un mois à l’avance. J’assure des gardes de 12 ou de 24 heures, de jour ou de nuit, entre 72 et 144 heures par mois. Mais il me reste du temps ! »

Non rémunéré, juste indemnisé, Guillaume a fait un pas en avant dans l’aide à autrui. Il apprécie l’ambiance du centre de secours. « C’est un milieu exigeant, ouvert et solidaire. En cas de difficulté, on n’est jamais abandonné à soi-même. »

Il participe désormais à la lutte anti incendie depuis une formation en août. Guillaume a entamé aussi une formation de conducteur de VSAV. « Tout est possible. Il faut montrer qu’on peut le faire. » Son récent grade est un motif de satisfaction. Mais attention ! « Ce n’est pas juste une décoration. Il représente l’expérience et ce qu’on peut réaliser. On peut aider les deuxième classe. » Aider ? Une seconde nature !

Dominique Laurent